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Bio ou pas bio?

Suite à un article/vidéo de Wine Paper j’ai vu Hubert de Boüard  (Château Angelus) parler du bio (Agriculture Biologique).

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J’avais dans mes archives photos, des photos d’une parcelle du Château la Fleur de Boüard (Gérer par Hubert de Boüard).

Les voici:

Photo du 8/11/20121

Photo du 19/12/2011

Comme vous pouvez le voir il y a des herbes jaunes! Cela peut signifier que les désherbants chimiques sont passés par là.

Le cahier des charges bio dit:

« Pour obtenir le Label AB, les vignes doivent être conduites selon un cahier des charges précis : interdiction du désherbage chimique et de l’utilisation de produits de traitement de synthèse… »

Le Château la Fleur de Boüard n’a pas le label AB sur ses bouteilles. Ce que je trouve dérangeant, c’est de communiquer sur le bio alors qu’en apparence ce n’est pas le cas.

J’aimerais un éclaircissement à ce sujet vis-à-vis du domaine ou d’un journaliste (Marilyn Johnson de http://www.ilovesaintemilion.fr par exemple) pour répondre à cette interrogation..

Photo téléchargée sur le site de Château Angelus www.angelus.com

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Château Gombaude-Guillot Pomerol

J’adore les belles rencontres ! Le monde du vin offre cette possibilité de rencontrer des gens passionnés et entiers. Olivier Techer fait partie de ces gens. Direct, le contact est bien passé. Et me voilà parti sur Pomerol pour goûter leurs vins.

Le domaine est en bio depuis pas mal d’années, bien avant que le bio soit à la mode. Pour eux le bio est une vocation et surtout une volonté de respect de la vigne.

Sur les quelques vins que j’ai goûtés, je peux dire que les vins sont vrais. On sent au travers des vins un terroir et pas n’importe lequel des terroirs, le terroir de Pomerol. Les vins ont un beau fruit (généralement fruit rouge), une souplesse tannique et une belle persistance en fin de bouche. Le boisé est maitrisé ainsi le vin n’est pas superficiel.

Saluons au passage Dominique Techer ( le père de Olivier Techer) qui est un « Gaulois à Pomerol » comme le dit Fabrice vinsurvin . Un homme intègre, cohérent avec ses convictions et qui ne succombe pas aux appels des sirènes.

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Verticale Château Gombaude-Guillot réalisé par Geoffroy Gamba. Geoffroy est un bon goûteur, ancien sommelier et actuellement agent commercial. Je me retrouve dans ses notes de dégustation.

 

1975 :

Robe Grenat au reflet orangé, brillante.

Nez délicat, élégant sur le sous-bois, note truffée, épices et fruits noirs.

Attaque Fraîche, bouche dynamique, tanins fins, équilibrée et une belle structure. Retro sur la truffe, épices douces .minéral. Final Fraîche et persistance aromatique longue.

1978 :

Robe rouge d’intensité moyenne allant sur le tuilé reflet orangé.

Nez légèrement fermé et d’intensité moyenne sur des notes cacaotées, café et sous-bois.

Attaque fraîche, une belle fraîcheur enrobée par une belle matière, équilibrée, avec des tanins fins mais présents, rétro sur la groseille, café et minéralité. Final sur la fraîcheur, persistance aromatique longue.

1983 :

Robe rouge profonde, reflet grenat, brillante.

Nez très aromatique, des notes animales, sous-bois et groseille.

Attaque ronde, évolution sur la fraîcheur, tanins très présents mais fins, bel équilibre et forte structure, manquant un peu de finesse, de la matière. Un vin d’hiver. Rétro champignons, cuir, groseille et épicé. Finale fraîche et persistance aromatique longue.

1989 :

Robe grenat au reflet orangé, brillante.

Nez fin, élégant, complexe sur la groseille, le café, sous-bois, réglisse, curry et épices douces, raisin de Corinthe.

Attaque ronde, évolution tout en rondeur soutenue par une belle fraîcheur, tanin fin et velouté, superbe équilibre, structuré, rétro sur la réglisse, groseille, sous-bois, finale fraîche et persistance aromatique d’une longueur exceptionnelle.

1995 :

Robe grenat, reflet rouge profond, brillant.

Nez élégant expressif, sur le cassis, la mure, sous-bois, des notes épicées et de torréfaction .

Attaque fraîche, bouche dynamique avec une belle rondeur, tanins élégants tout en finesse, un superbe équilibre et une structure tout en finesse, rétro sur épices et sous-bois. Finale dynamique et très belle longueur en bouche.

2004 :

Robe rouge profond, reflet violet, brillant.

Nez fin et élégant sur le fruit rouge, épice et des notes de torréfaction.

Attaque fraîche, bouche toute en rondeurs, tanins fins et veloutés, structurés, un bel équilibre rétro sur les épices, fruits rouges, beurré et quelques notes toastées. Finale fraîche et persistance aromatique longue.

2005 :

Robe rouge très profonde, reflet violet, brillante, de belles jambes.

Nez fin et élégant sur la réglisse, le fruit noir et boisé léger

Attaque ronde, évolution toute en rondeurs, une matière tapissant le palais, tanins présents mais d’une belle finesse, équilibre un peu différent des autres millésimes un peu moins de fraîcheur sans être lourd et pâteux, rétro sur le fruit noir, torréfié, boisé léger, réglisse et minéral, finale ronde, persistance aromatique d’une longueur exceptionnelle.

2007 :

Robe violine reflet violet, brillante

Nez fin et élégant, sur le fruit rouge, les épices et note toastée.

Attaque Fraîche, une évolution sur la rondeur, tanins fins et élégants, bel équilibre, structure toute en finesse. Rétro sur le cassis, toasté et épices. Finale fraîche et persistance aromatique très longue.

2009 :

Robe rouge très profond, reflet violet, brillante et présence de jambe épaisse.

Nez expressif, élégant et fin, sur le fruit rouge, les épices et sur le toasté.

Attaque ronde, rondeur soutenue par une belle fraîcheur, équilibrée et structurée, rétro sur le fruits noirs (mure ,cerise, cassis), léger boisé et minéral. Une très belle matière, finale fraîche et longueur exceptionnelle.


 

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Création d’un terroir sur Pomerol

Lors d’une visite à Pomerol, je suis tombé de haut. de très haut!! Pour la première fois de ma vie, j’ai vu la fabrication d’un terroir.

Par fabrication d’un terroir j’entends modification du sol, avec de l’ajout de cailloux et d’un drainage extrême et en profondeur.

Nous sommes sur Pomerol plus exactement sur « les hauts de Pomerol ». L’un des plus beaux terroirs à Merlot et Cabernet Franc du Monde.

Quelques questions me viennent à l’esprit :

Pourquoi vouloir changer la nature des sols ?

La perfection d’un terroir n’est-elle pas son imperfection ?

Transformer/ fabriquer un terroir est-il moralement acceptable ?

L’homme peut-il se prendre pour le dieu créateur et modifier un sol ?

Cette pratique de modification du terroir ne sera-t-elle pas préjudiciable à la viticulture française ?

A vous de vous faire un avis….

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Château Poupille

Rencontre avec Philippe Carrille viticulteur sur Castillon (Côtes du Castillon). Château Poupille c’est 26 ha en Bio depuis 2005. Le bio pour Philippe c’est une démarche qu’il faut faire de A à Z. L’entreprise entière est respectueuse de l’environnement (gestion des déchets et perte d’énergie) Voir cet article sur vinopole. Philippe a un rêve, faire de l’appellation Castillon une appellation 100% bio. (Actuellement 25% de production en bio).

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Les vins sont en général sur le fuite rouge avec une belle présence tannique. Très bonne buvabilité en général, vins plaisir, avec une belle structure qui lui confère un bon potentiel de vieillissement.

La cuvée Poupille Atypique est un vin dit « nature » donc sans ajout de soufre à la mise en bouteille. C’est un bon vin nature, pas de notes bizarres ou de déviations. Vin très agréable.

Les Parisiens seront heureux de goûter ce vin! Comme dit Charlopin dans la RVF :

 » les parisiens boivent des vins « nature » au milieu des gaz d’échappement. C’est une mode, ça passera. »

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Bernard Magrez

Sur vinexpo, en fin de journée, le palais détruit par plus de 5h de dégustation. Je commence à avoir chaud aux oreilles!!! Passant dans les couloirs je croise Bernard Magrez. De suite, de manière opportuniste je l’aborde et lui demande si je peux l’interviewer pour mon blog. Il répond spontanément oui. Je n’avais rien préparé, je ne savais pas quoi lui poser comme questions. Donc une conversation s’est improvisée entre lui et ma caméra.

 

Dans mon milieu, les gens avec qui je traine dans les vignes et en dégustation les vins de Monsieur Bernard Magrez ne font pas l’unanimité. Étant conditionné par mon déterminisme social (voir Bourdieu), je ne serais pas allé spontanément à la rencontre de Monsieur Bernard Magrez.

Je n’ai pas goûté les vins, les jolies filles qui tenaient le stand, rangent les bouteilles. Cependant, il faut saluer le parcours de cet homme qui est remarquable. Une vraie success-story à la Bordelaise.

« Ma vie. Quarante ans de passion pour la vigne. Trente-sept vignobles acquis, en France mais aussi à l’étranger. Je ne me suis rien interdit. Surtout pas l’impossible. J’ai voulu plus, j’ai voulu infatigablement proposer aux amateurs de bon vin des styles, des goûts, des plaisirs différents. Afin de répondre à leurs exigences, j’ai choisi de signer de mon nom chacune de mes bouteilles, de privilégier les vins rares pour le plaisir des amateurs de vin. Ce que je veux, c’est transmettre l’excellence. »

Bernard Magrez

 

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Château Angélus

Un jour j’ai reçu un mail m’invitant à une dégustation au Château Angélus. Grand fut mon bonheur de pouvoir gouter un vin mythique de Bordeaux et que jamais je ne pourrais m’acheter. Une bouteille peut se négocier entre 150 € à 1000€ suivant le millésime et l’ancienneté.
À l’heure actuelle pour m’acheter une bouteille d’Angélus je suis obligé de vendre ma voiture :-(
Donc le jour venu j’étais tout excité, impatient de goûter l’un des plus grands vins du monde.
La dégustation comprenait les millésimes 2005, 2007 et 2009.
À première vue 2005 et 2009 sont considérés comme de bons millésimes.
Sachant que les vins sont jeunes pour la dégustation et que normalement ce sont des vins de garde par excellence. Cela ne me pose pas de problèmes étant donné que j’ai l’habitude de goûter des vins jeunes et en fabrication (en vinification et élevage).

Dégustation:

Château Angélus 2007 :
Belle couleur, nez qui a besoin d’ouverture et peu expressif, des petites notes d’épices. La bouche : la puissance alcoolique prend le dessus.

Château Angelus 2005 :
Un nez expressif, puissant, sur des notes de cassis et de groseille. La bouche : ample, puissante encore l’alcool qui est là. Une petite acidité en fin de bouche.

Château Angélus 2009 :
Couleur rubis brillante, nez fermé, bouche : tannin astringent toujours sur le bois et le bois reste en bouche….

Conclusion :
Les vins ne sont pas mauvais. Mais un peu déçu quand même, je m’attendais à gouter des vins sublimes, transcendants, racés, atypiques….. Il n’en a rien été.C’était plutôt, boisé, standard et impersonnel. Je n’ai éprouvé aucun plaisir à boire du Château Angélus. Le plaisir, la buvabilité, l’expression d’un/des cépage(s) sur un terroir sont pour moi essentiels. Par exemple, j’ai eu plus de plaisir à boire un 100% grenache Espagnole du Domaine Lupier.
Si j’ai un conseil à vous donner n’achetez pas du Château Angélus, gardez votre argent et achetez-vous plutôt un I-pad ou une nouvelle TV.

En bonus une interview de Hubert de Boüard co-propriétaire du Château Angélus. Il nous parle de l’importance du travail des sols pour faire du bon vin:-)

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